Bataille de Normandie et libération de Coutances

✔ Front sud de la Manche · ✔ Percée alliée à quelques minutes du gîte
✔ Villages réels, terrain réel, conséquences réelles
✔ Idéal pour les passionnés de la Seconde Guerre mondiale, les descendants et les voyageurs en quête de contexte plutôt que de foules

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Première publication : octobre 2025

Dernière mise à jour : janvier 2026

🧀🌼 Ce blog fait partie de notre série Célébrer la Normandie – Culture, Traditions & Vie Rurale.
Découvrez d'autres articles sur les coutumes locales, les fêtes traditionnelles et le charme authentique de la campagne normande.

La bataille de Normandie (6 juin – 25 août 1944) fut l’une des campagnes les plus décisives de la Seconde Guerre mondiale. Si de nombreux visiteurs se concentrent sur les plages du Débarquement, les combats les plus acharnés et les plus stratégiques se sont déroulés à l’intérieur des terres — à travers les champs, le bocage, les routes étroites et les villes de la Manche.

De Carentan à Saint-Lô, en passant par Marigny, Roncey, Périers, Montcuit et Coutances, ce territoire — y compris notre propre village de Nicorps — se trouvait directement sur l’axe de la percée alliée. Ce qui s’est passé ici a façonné non seulement l’issue de la campagne, mais aussi le paysage physique et émotionnel qui définit encore aujourd’hui cette partie de la Normandie.

Ce blog retrace les cinq grandes phases de la bataille de Normandie, avec un accent particulier sur l’avance américaine dans le sud de la Manche, la libération de Coutances, et la manière dont les événements se sont déroulés dans et autour des chemins, collines et fermes qui entourent le gîte.

🗺️ Opération Overlord et le Débarquement retardé

L’invasion alliée de la France occupée par les nazis débuta sous le nom de code Opération Overlord. Initialement prévue pour début juin 1944, elle fut retardée de 24 heures en raison d’une mer agitée et d’une visibilité médiocre. Les conditions météorologiques étaient limites, et un lancement plus tôt aurait probablement entraîné des largages aéroportés et des débarquements navals désastreux.

La décision de lancer l’opération le 6 juin fut prise sous une pression immense et dans une grande incertitude. Elle changea le cours de la guerre. Mais si les débarquements ont dominé les récits, ils ne constituaient que la première phase. Ce qui suivit à l’intérieur des terres fut plus lent, plus meurtrier et bien moins prévisible.

⚔️ Phase 1 : élargir la tête de pont (6–13 juin)

Après avoir sécurisé les plages, les forces alliées progressèrent vers l’intérieur afin d’élargir leur tête de pont. L’un des objectifs les plus cruciaux était Carentan, situé à environ 40 minutes du gîte. Cette ville était essentielle pour relier les plages d’Utah et d’Omaha en un front continu.

Les parachutistes américains de la 101e division aéroportée menèrent de violents combats de rue pour s’emparer de la ville. La vallée de la Douve avait été volontairement inondée, forçant les mouvements sur des chaussées étroites dominées par l’artillerie allemande. La résistance allemande comprenait des unités de Panzergrenadiers et des parachutistes soutenus par des pièces d’artillerie bien positionnées.

Carentan fut finalement sécurisée le 12 juin après plusieurs jours de combats acharnés et de manœuvres de contournement appuyées par des chars américains. Le coût humain fut élevé, et cette bataille donna un avant-goût de la guerre d’usure qui allait dominer les semaines suivantes.

🛡️ Phase 2 : consolider la tête de pont (14–24 juillet)

À partir de la mi-juin, l’élan allié ralentit considérablement. Le bocage normand — haies épaisses, chemins creux et parcelles encloses — constituait un terrain défensif idéal. Les progrès se mesuraient en champs plutôt qu’en kilomètres.

La campagne autour de Roncey, Marigny, Montcuit, Périers et Nicorps connut des échanges quotidiens d’artillerie, des combats de chars et des tirs de snipers. Des formations allemandes telles que la 2e division SS Panzer « Das Reich » et la 17e SS « Götz von Berlichingen » s’étaient retranchées dans les collines et les bois du sud de la Manche, utilisant chaque chemin et chaque haie comme couverture.

Saint-Lô, souvent surnommée la « clé de la Normandie », fut presque entièrement détruite. À la mi-juillet, plus de 95 % de la ville était en ruines à la suite de bombardements continus visant les positions allemandes. De nombreux tracts d’évacuation destinés aux civils n’arrivèrent jamais à temps.

À la suite des combats, l’Hôpital Mémorial de Saint-Lô fut construit avec le soutien de l’armée américaine — un geste de bonne volonté qui conserve aujourd’hui encore une forte portée symbolique.

Pendant ces bombardements, les habitants de Nicorps — y compris ceux qui vivaient autrefois ici — se réfugièrent dans la profonde cave en pierre de la maison principale, aujourd’hui connue sous le nom de La Ruche, à côté de ce qui est aujourd’hui le gîte Ursula. Ces événements n’étaient pas lointains. Ils se sont produits ici.

🔥 Phase 3 : opération Cobra et la percée (25–30 juillet)

Après des semaines de guerre d’usure, les commandants alliés lancèrent l’opération Cobra — une stratégie de percée menée par les forces américaines. Le 25 juillet, environ 3 000 bombardiers frappèrent les positions allemandes au sud de Saint-Lô.

Le bombardement fut dévastateur, mais non sans tragédie. Des tirs amis coûtèrent la vie à des centaines de soldats américains, dont le général Leslie McNair. Malgré cela, les lignes défensives allemandes s’effondrèrent sous la pression combinée de la puissance aérienne et de l’assaut terrestre.

Dans les jours qui suivirent, les troupes américaines — aidées par des chars Sherman « Rhinoceros » équipés de dispositifs coupe-haies — percèrent les lignes allemandes. Des villes et villages comme Marigny, Montcuit et Périers devinrent le théâtre de combats de chars intenses, de barrages routiers et de combats maison par maison.

Des colonnes de blindés américains traversèrent Roncey, formant ce qui devint connu sous le nom de la poche de Roncey — un piège qui détruisit des milliers de véhicules et de pièces d’artillerie allemandes. Cet effondrement de la résistance allemande se produisit à quelques minutes seulement du gîte et marqua la rupture décisive du front sud de la Manche.

Nicorps se trouvait directement dans le couloir de la percée. Chars, colonnes logistiques et artillerie empruntèrent les collines et chemins environnants en direction de Coutances. Des éléments de la 116e division Panzer « Windhund » tentèrent de se regrouper sur les hauteurs voisines, mais furent interceptés à mesure que l’avance s’accélérait.

🏙️ Libération de Coutances (28 juillet)

Le 27 juillet, des unités blindées américaines avaient contourné Coutances en avançant depuis Tessy via Montpinchon et en passant par Nicorps. Le 28 juillet 1944, la ville de Coutances fut libérée.

Le général George S. Patton traversa directement la ville lors de son avance vers Avranches. Aujourd’hui, Coutances commémore cet événement avec l’avenue Général Patton — rappel que la libération passa par le cœur même de la ville.

🪖 Phase 4 : opération Bluecoat et poussée vers l’est (30 juillet – 7 août)

Alors que les forces américaines progressaient vers l’ouest et le sud, les unités britanniques lancèrent l’opération Bluecoat depuis la région de Caumont en direction de Vire. L’objectif était d’attirer les réserves allemandes loin du front en train de s’effondrer près de Coutances.

Des formations allemandes, dont la 116e division Panzer et des éléments de la 1re division SS Panzer « Leibstandarte Adolf Hitler », furent entraînées dans de violents combats à l’est de la zone du gîte, empêchant toute contre-attaque efficace contre la percée de Cobra.

🪤 Phase 5 : la poche de Falaise (8–21 août)

La phase finale de la bataille de Normandie culmina avec l’encerclement des forces allemandes près de Falaise. Les unités canadiennes et polonaises refermèrent le piège, tuant ou capturant plus de 50 000 soldats allemands.

La Normandie étant sécurisée, la route vers Paris était ouverte. La capitale fut libérée quatre jours plus tard.

🕊️ Des mémoriaux dans chaque village

Dans tout le territoire de Coutances Mer & Bocage, presque chaque église de village possède un monument aux morts. À Nicorps, un monument se dresse dans le cimetière de l’église Saint-Corneille — modeste, permanent et facile à manquer si l’on ne sait pas qu’il est là.

Ces mémoriaux ne sont pas des attractions. Ils font partie de la vie quotidienne.

⚰️ Cimetières militaires près du gîte

🇩🇪 Cimetière militaire allemand de Marigny (20 minutes)

Plus de 11 000 soldats allemands y sont enterrés, pour beaucoup tombés lors des combats autour de Saint-Lô, Roncey et Montcuit. C’est l’un des plus grands cimetières allemands de Normandie, sobre et volontairement dépouillé.

🇺🇸 🇬🇧 Mémoriaux alliés et sites locaux

  • Mémorial de la poche de Roncey – petite plaque près du centre du village
  • Colline de Montcuit – site de combats de chars et de retraite allemande
  • Hôpital Mémorial de Saint-Lô – hôpital financé par les États-Unis après-guerre sur un site de combats intenses
  • Cathédrale de Coutances – utilisée comme centre de triage lors de la libération

📍 Points forts de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale près de notre gîte

  • 🏙️ Carentan – 40 minutes (combats aéroportés et urbains intenses)
  • 🔥 Saint-Lô – 35 minutes (quasi détruite ; tournant stratégique)
  • 🚜 Marigny – 20 minutes (centre de la ligne défensive allemande)
  • 🎖️ Roncey – 12 minutes (encerclement des forces allemandes en retraite)
  • 📍 Nicorps – 0 minute (au cœur du couloir de percée ; La Ruche utilisée comme abri)

Que vous soyez historien de la Seconde Guerre mondiale, descendant de vétérans ou simplement curieux des histoires enfouies dans le paysage, le sud de la Manche est l’une des zones les plus riches et les plus émouvantes de toute la campagne de Normandie — et tout cela se trouve à courte distance du gîte.

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